Chambre de Commerce Latino-Américaine
Soirée ALOA - Amérique Latine / Afrique de l'Ouest : Résumé

Soirée d'affaires au Cercle de la Mer, le 24 juin 2014, oréganisée par le groupement Chambre de Commerce Latino-Américaine et Chambre de Commerce Chilienne en Collaboration avec les communautés d'affaires bretonnes et africaines (partenaire avec la CCBFC notamment)

L'Arc Atlantique européen, où se trouvent tous les pays de l’ouest de l’Europe et ses régions les plus occidentales, comme c’est le cas de la Bretagne, a toujours été la pointe de lance de l'Europe dans l'histoire des découvertes. L’Amérique et l’Afrique en sont la preuve vivante de ce dynamisme qui a traversé les âges. Leurs représentants, fiers de cette tradition, ont conçu cet événement structurant des liens entre l’Afrique et l’Amérique Latine, sur une péniche parisienne (on sait bien que le blason de Paris est un bateau), pour inviter les représentants du milieu des affaires à connaître une nouvelle aventure de création de liens intercontinentaux à travers l’Atlantique, le commerce et les affaires.

Ce groupement d’organisations a lancé donc – dans le cadre des activités de la Chambre de Commerce Latino-Américaine, de la Chambre Chilienne de Commerce et d’Industrie en France, de la Chambre de Commerce du Bassin du Fleuve-Congo et avec la collaboration de la COGENT Afrique - le projet de développement intelligent d'une nouvelle zone économique :

ALOA [ Amérique Latine et Afrique de l’Ouest ]

L’objectif de cette action concertée était donc de proposer une autre démarche entrepreneuriale pour réussir sur ces nouveaux marchés remplis d'opportunités d'affaires dont la connexion est assurée par la diaspora bretonne, en étroite liaison avec les représentants des organisations citées. Nous voulions aussi, que cette organisation soit la première d’une longue liste où tant les entreprises que les pouvoirs publics nationaux, les organisations internationales et les Chambres de Commerce à caractère internationale participent à cette nouvelle plateforme de contacts, si nécessaire pour franchir les barrières interculturelles et développer ces deux grandes régions du monde de manière intelligente, mettant en place les mécanismes adéquats pour produire et garder des ressources humaines de qualité et pour assurer le financement des projets générateurs de valeur ajoutée locale permettant une meilleure redistribution du PIB et la sauvegarde de l’environnement.

Les intervenants de cette première ALOA ont été choisis par leur expérience et valeur personnelle et professionnelle. Pour démarrer ce triangle vertueux de relations et contacts nouveaux, nous avons invité :

S.E. M. Christophe GAZAM BETTY, ancien Ministre d’Etat de la République Centrafricaine, au Ministère de la Communication, de la Promotion de la Culture Civique et de la Réconciliation Nationale, qui tout en expliquant la réalité difficile de sa région, ainsi que les travaux développés depuis longtemps pour améliorer la qualité des ressources humaines, la logistique et la sécurité juridique dans les relations commerciales et d’investissement, reconnaissait une nette amélioration de la situation ainsi qu’une prise de conscience des décisionnaires politiques concernant la valeur ajoutée des I+D.

Après le Ministre de la République Centrafricaine, c’est M. Damo Justin BARO, ancien Gouverneur de la BCEAO, Président du C A de l'UBA (Union Bank for Africa) et Conseiller Spécial du Président de la République du Burkina-Faso qui est intervenu pour nous transmettre son analyse sur l’ensemble de la Région, laquelle compte, selon lui 300 millions de personnes, avec une capacité de consommation en augmentation constante et une conscience assez développée de ce que l’amélioration de la culture et de l’instruction des adultes tout au long de la vie peut apporter à une société qui se cherche à elle-même dans un miroir d’argent et des richesses que, bien partagées, pourraient faire de la région une des zones les plus riches du monde. Puisque les efforts de élites locales ne sont pas encore concluantes, la question qui se posait M. BARO est logique, pouvons-nous transposer le concept d’Union Européenne sur le continent ouest-Africain ? et si OUI, avec qui, sur quoi et en quel degré ? Par rapport à ces questions il a essayé de rassurer les investisseurs, sur trois principes qui ont fait leurs preuves et qui sont bien acceptés par l’ensemble des investisseurs : Sécurité juridique, monnaie stable indexée sur l’Euro et avantages fiscaux et sociaux aux investissements.

Après M. BARO, nous avons donné la parole à l’autre continent, l’Amérique Latine, dans la personne de M. Guillermo SAAVEDRA, homme politique avisé donc les conseils pour comprendre la réalité socio-économique et politique sud-américaine, sont inéluctables. M. SAAVEDRA Président de la Chambre Chilienne de Commerce et d’Industrie en France et vice-président de la Chambre de Commerce Latino-Américaine, a expliqué l’histoire économique et culturelle de la région avec les implications économiques pas toujours positives et dont l’issue dépendra fondamentalement de l’union politique des pays de langue espagnole afin de défendre ses droits, générer de la confiance, faciliter l’arrivée de capitaux et créer des universités fortes, harmonisées et avec des certifications homogènes et acceptées dans tout le monde universitaire. M. SAAVEDRA qui avait écouté avec attention les interventions précédentes, a manifesté son admiration face aux efforts d’harmonisation politique, administrative et économique des pays africains, car il est conscient de la difficulté d’union d’intérêts quand, à la diversité culturelle, s’ajoutent des ingérences politico-économiques des grandes puissances. Cependant, toujours positif, le Président de la Chambre Chilienne, a manifesté que l’organisation de cet acte avait une importance capitale, car l’Amérique Latine, malgré son énorme diversité, avait un capital ou réserve commune unique et fondamentale : une seule langue de travail international, l’espagnol, et il invita tous les pays de l’Afrique à sortir de l’impasse actuel utilisant l’espagnol dans leurs relations commerciales internationales. A ce sujet, il a rappelé sa déclaration faîte pendant le dîner annuel de la Chambre Latino-Américaine, sollicitant que l’espagnol soit langue officielle dans toutes les institutions internationales. Pour lui, la collaboration latino- africaine prendrait tout son sens si cette idée devenait un acquis à l’intérieur de la communauté d’affaires africaine. Par ailleurs cet acquis serait un élément de pouvoir.

L’intervention de M. SAAVEDRA conclue, M. Alain Faustin BOCCO, Directeur de Cabinet de l’UEMOA (Burkina Faso), clôturait l’ensemble des interventions à caractère économique et politique, présentant le plan d’action déjà avancé par M. BARO, sur la création d’une communauté économique, douanière et sociale ouest-africaine, dont les principes se seraient inspirés de la U.E. à sa création, quand après la fondation de la CECA, Jean Monet, Schuman et Spaak, avaient fait naître la CEE en 1957. Monsieur BOCCO a été très claire et pédagogique. Ce jour nous avons commencé à croire dans un avenir possible et économiquement puissant de l’Afrique, ordonné sur des principes qui respectent l’homme et l’environnement et qui tient compte des expériences du passé. En outre M. BOCCO a insisté à nouveau sur la formation des ressources humaines comme capital du future que nous sommes en train de constituer. Il est évident qu’une bonne analyse géopolitique concernant l’Afrique et l’Amérique Latine, compte tenu des explications de nos différents intervenants, doit nous donner les clés du développement, dont je retiens : la formation du capital humain, la sécurité juridique, une monnaie stable, une communauté économique transnationale avec une Frontière douanière commune, la normalisation du savoir dans le respect de la diversité et l’usage de l’espagnol dans tous les échanges commerciaux avec l’Amérique Latine, pour commencer.

Finalisée cette intervention et avant de passer au buffet pour échanger dans le plaisir des informations et des coordonnées des participants à cette première soirée ALOA, nous avons présenté M. Yvon BONDOUMBOU, Vice-Président de la Chambre de Commerce du Fleuve Congo, qui a invité les participants à aller saisir des opportunités en Afrique, même si toutes les conditions de stabilité sur certains pays ne sont pas réunies. Pour sécuriser leur développement, la CCBFC se propose d'accompagner les entreprises d'Amérique Latine et d'Europe dans la recherche d'un partenaire local et leurs stratégies d'implantation. Pour conclure, mettre en avant leurs expertises pour faire la transposition des systèmes de pensée et d’expression, dont la compréhension reste nécessaire pour faire des affaires dans les meilleures conditions.

La soirée s’est finie une heure et demie plus tard, dans la bonne ambiance et avec l’envie de continuer cette première rencontre.

Merci et à bientôt

Nous vous conseillons d’adhérer à notre Chambre de Commerce Latino-Américaine, pour faire partie de nos premiers récepteurs d’affaires internationales.

Deux continents : mille et une opportunités.

ALOA est, en pleine crise des pays dits du Nord, le terrain fertile d’un grand décollage économique