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Dimension multiculturelle dans la responsabilité sociétale des entreprises: une nécessité

July 13, 2017

 

Vème FORUM MONDIAL DES APPRENTISSAGES

MADRID, 27, 28 et 29 SEPTEMBRE

UNED

Paseo Senda del Rey, 7, 28040 Madrid, España

 

Objectifs

 

L'objectif de ce Forum est de concourir au Développement Durable par les apprentissages tout au long de la vie, avec une approche intégrale où l'entreprise doit, pour grandir de manière harmonique et garantir l’équilibre social, développer la RSE dans un cadre multiculturel et faire nécessairement appel aux compétences interculturelles pour faciliter la gestion de la diversité. 

 

Pour atteindre ces objectifs nous devons introduire des méthodes et des systèmes d'analyse et de diagnostique innovateurs, complexes mais agiles, qui débouchent sur des formations et des nouvelles formes d'apprentissage adaptées à ces objectifs.

 

Forum. Organisation et sujets de réflexion

 

C’est ainsi que les 27 et 28 septembre 2017, Madrid accueil le plus grand événement européen sur l’Education et le rapport que celle-ci entretient avec le développement durable, dans un cadre de changement social et de multi culturalité croissante au sein des entreprises.

 

L’économie des services, les NTIC, la forte mobilité des populations et la recherche de stabilité sociale, nécessaire pour le développement du capital humain sont des sujets à l’étude dans toutes les sociétés modernes, cependant nous constatons que le monde d’aujourd’hui présente des grandes inégalités entre les peuples et les régions du monde. Notre travail consiste donc à porter la connaissance là où les circuits de la croissance ont des difficultés à arriver.

 

La formation et l’apprentissage tout au long de la vie, et pour tous, est la devise qui réunit, à Madrid, le CMA (Comité Mondial pour les Apprentissages tout au long de la vie), l’UNED (Université Nationale d’Education à Distance d’Espagne) et l’UNESCO, afin de présenter ses réflexions sur le chemin à suivre et sur les compétences, à caractère interculturelle, qu’il faudrait aider à développer, tant dans l’entreprise que dans l’enseignement pour gérer la diversité et construire un modèle social de développement durable.

 

La complexité des sujets à traiter nous a obligés à réduire le champ de travail, appliquant 5 perspectives différentes à chaque problème abordé :

 

1.    Peut-on réduire la montée des inégalités ? : Une société qui met de plus en plus des moyens pour le développement technologique et la formation ad-hoc et que, malgré cela, constate  la montée des inégalités et de la pauvreté, doit revoir son modèle de croissance, introduisant la RSE et cherchant l’adéquation de son système d’apprentissage à la multi culturalité croissante.

 

Le développement durable qui garantit l’équité dans une société de plus en plus multiculturelle, est au premier rang des préoccupations et des réflexions de sociologues, économistes et philosophes modernes. Tous coïncident sur la nécessité d’une formation et d’un apprentissage accessibles à tous, tout au long de la vie, cependant, ils ont plus de difficultés à se mettre d’accord sur l’adéquation contextuelle et sur la manière dont l’apprentissage doit être organisé. Quoi qu’il en soit, il y a urgence car nous constatons que la montée des inégalités compromet la croissance future et freine le processus d’élimination de la pauvreté. Cette épidémie sociale (inégalité et pauvreté) se répande à très grande vitesse, s’opposant à la progression de l’éducation, de la santé et de la nutrition, pour une partie importante de la population mondiale et cette tendance est contraire au développement de la nouvelle économie. Les inégalités et l’appauvrissement affaiblissent les potentialités humaines et l’issue de cette contradiction : croissance d’une nouvelle économie de services basée dans les NTIC et la mobilité face à l’augmentation des inégalités et face la difficulté d’accès à l’éducation, la nutrition et la santé. Tout cela nous conduit vers un Choc global, de conséquences catastrophiques sur la stabilité des sociétés démocratiques, qui voient comment dans leur intérieur le processus de concentration des richesses met en danger le modèle de libertés et d’accès à l’éducation pour ceux qui n’ont pas les moyens.

 

Pouvons-nous changer la tendance de la montée des inégalités que nous constatons ? 

 

Nous sommes convaincus du rôle de l’éducation, considérée comme un système qui donne du sens à toutes les dimensions de l’existence (vie personnelle, artistique, sociale, professionnelle, politique) et crée des liens entre les différentes applications de ces dimensions, dans le cadre multiculturel qui caractérise notre action. C’est –entre autres – la raison pour laquelle, nous devons nous poser la question sur le rôle de la RSE en rapport avec la gestion de la diversité, sur l’art de la médiation/négociation entre cultures, sur la manière de créer et de sauvegarder un capital symbolique autour duquel les populations se sentent intégrées et liées aux entreprises qui respectent le cadre social et environnemental. Si nous trouvons les bonnes réponses, nous réussirons à développer les compétences interculturelles qui permettent de transformer – dans un cadre professionnel et multiculturel - l’implicite de chaque culture dans l’explicite de toutes les cultures.

 

2.    L’introduction de la RSE dans les organisations transnationales : les principes de la RSE sont vecteurs de progrès générationnel et permettent la cristallisation d’un cadre de sécurité environnementale et socio-professionnelle qui préserve le capital humain, réduisant les inégalités. La RSE permettrait donc la génération d’équipes interculturelles et paritaires efficaces et des accords d’entreprise qui contractualisent les accords paritaires RSE dans la société, améliorant l’équité.

 

Nous savons que l’interculturel est un enjeu de taille pour la Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE) des organisations transnationales où l’application de la « Doctrine du Bien Commun » impose un certain nombre de principes qui guident la politique sociétale de ces organisations et leurs activités collaboratives interculturelles, car elles cherchent à concilier leurs bénéfices avec l’impact social de leurs actions auprès de certaines populations. Par ailleurs, les principes auxquels nous avons fait référence sont vecteurs de progrès générationnel car à travers de la parité et du travail durable créent le lien « synergétique » de la chaine du changement pour les communautés locales et permettent la cristallisation d’un cadre de sécurité environnementale et socio-professionnelle, rassurant doublement les investisseurs, dû au fait qu’ils produisent des modèles d’affaires caractérisées par l’innovation et par le fait qu’ils préservent le capital humain, mais aussi parce qu’ils sont capables de générer des équipes interculturelles et paritaires efficaces et des accords d’entreprise qui contractualisent les accords paritaires RSE pour tous les salariés d’un même groupe.

 

3.    La dimension psychologique et sociologique des rapports professionnels dans un cadre de diversité culturelle : Dans une organisation transnationale notre travail doit nous permettre de découvrir les différentes façons de percevoir les consignes, les communications, les ordres, les résultats et même les responsabilités et les conflits, afin de  concevoir et d’exercer une gestion responsable qui réduise les inégalités et favorise un développement durable.

 

A l’intérieur du cadre juridique favorisé par la RSE, se trouvent les personnes et leur manière d’interpréter et de s’adapter à ces modèles. Nous entrons dans une dimension plus psychologique et sociologique des rapports professionnels, car les structures, les objectifs, les méthodes et la diversité des équipes dans une organisation transnationale nous permettent de découvrir les différentes façons de percevoir les consignes, les communications, les ordres, les résultats et même les responsabilités et les conflits, souvent rattachés aux territoires de compétences. 

 

Comment donc concevoir et exercer une gestion responsable ? 

De quelles manières rassembler, stimuler, valoriser les équipes ?

Comment faire accepter la parité ?

Comment créer l’ambiance adéquate pour favoriser le déclic de l’innovation ?

Comment agir pour que les conflits dérivés de situations complexes soient transformés en opportunités pour bâtir ensemble un avenir durable et responsable ?

 

Nous travaillons sur des nouvelles formes de gouvernance en accord avec la RSE.

 

4.    Le Soft Power ou la médiation interculturelle : La construction de ce modèle idéal, dans un cadre multiculturel nécessite l’accompagnement des compétences particulières d’un médiateur capable d’établir un dialogue interculturel où le soft power, défini ici, comme le 6ème sens qui rapproche les personnes de cultures différentes et facilite la convergence interculturelle, est un élément clé.

 

Mais, peut-on apprendre un 6ème sens ?

Y-a-t-il une méthode de découverte et d’apprentissage ?

 

Par expérience, nous savons que la compréhension mutuelle et l’apprentissage interculturel sont deux faces de la même monnaie qui se rencontrent dans l’équilibre entre un travail coopératif et un conflit où un environnement multiculturel, avec l’aide de la RSE et la de parité, facilite une bonne et rapide conclusion positive. Cela nous permettra d’ouvrir un nouveau champ d’analyse, celui de la transformation des compétences linguistiques implicites d’une culture en connaissances explicites de tous, qui deviendront le cadre de la cohabitation multiculturelle, permettant l’intégration socio-professionnelle des populations migrantes ou déplacées par leur entreprise sans souffrance identitaire et freinant le processus de montée des inégalités, c’est-à-dire, sans s’attaquer aux symboles du subconscient collectif et permettant un développement durable.

 

5.    Le Capital symbolique d’un modèle de société, d’une marque, et la RSE:  Nous avons constaté qu’un des principales difficultés des entreprises transnationales qui prétendent appliquer la RSE, est de reconnaitre leur propre capital symbolique.  Or, la reconnaissance du capital symbolique est un des éléments clés dans la prévention de conflits. 

 

Une bonne gestion de la diversité, s’appuyant sur la RSE, la gestion de la qualité et le Soft-Power, pourrait freiner la montée des inégalités et faciliter la consolidation d’un développement durable, respectueux du principe d’équité dans l’accès à l’éducation. Nonobstant, notre action dans ce cadre de mobilité et de multi culturalité doit aussi tenir compte des éléments non visibles et cependant non moins importants du développement, comme le capital symbolique d’un modèle de société (American Dreams), d’un modèle de gestion (EFQM) ou d’une marque (Volkswagen, Renault, etc). 

 

En effet, nous avons constaté qu’un des principales difficultés des entreprises transnationales qui prétendent appliquer la RSE, est de reconnaitre leur propre capital symbolique, compte tenu de la multi culturalité de leur cadre de vie et d’affaires. Or, nous savons que le capital symbolique des marques et l’apprentissage des stratégies transnationales, dans le cadre d’un développement durable, est un des éléments clés dans la prévention de conflits tant internes, comme l’adhésion à l’entreprise par ses propres travailleurs, qu’externes, concernant le positionnement de la marque sur son marché et face à la concurrence. Ces deux facteurs sont les piliers de la confiance que doivent générer les entreprises transnationales responsables (RSE), et le fait de ne pas l’accepter est le chemin direct vers la « démarquisation » qui se caractérisera par une profonde crise économique et de cohésion interne, ainsi que par la chute de tout un monde symbolique crée par la communauté sociale et, autour duquel se développe le contrat social. L’extension de l’apprentissage à tous les secteurs de la société et l’application de la RSE, permettraient la sauvegarde de ce capital symbolique, nécessaire pour adhérer au modèle de développement durable dans l’équité

 

Cette analyse est le fruit des travaux de recherche de Alfonso LIZARZABURU – Pérou - (1), Christophe PESNEAUD – France - (2), Carlos RABASSO – Espagne - (3), Margarita CELEDON – Chili - (4) et Alejandro OTAZU – Uruguay –(5), dont les articles complets seront présentés à l’UNED, Madrid, pendant le Vème FORUM, les jours 27 et 28 septembre. Nous remercions la collaboration et précieux conseils de Martine SWEINE-SERVEAU ainsi que le travail d’organisation du Forum de Marlena BOUCHE. 

 

INSCRIPTIONS

http://cma-lifelonglearning.org/poly/nos-projets/5eforum-mondial/inscription/

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